Vous êtes fonctionnaire ou agent contractuel en Martinique et vous êtes en conflit avec votre administration ? Maître Charles Carluis, avocat en droit de la fonction publique, défend les agents des trois versants de la fonction publique :

  • Fonction publique d’État : Éducation nationale et académie de Martinique, préfecture, police, douanes, administration pénitentiaire, finances publiques…
  • Fonction publique territoriale : Collectivité Territoriale de Martinique (CTM), communes, communautés d’agglomération, établissements publics locaux…
  • Fonction publique hospitalière : CHU de Martinique, centres hospitaliers, EHPAD publics…

Le cabinet intervient partout en France et dans les territoires d’outre-mer, et notamment devant le tribunal administratif de la Martinique. Les échanges se font à distance (visioconférence, téléphone, e-mail) et les recours sont déposés par voie dématérialisée. Vous n’avez aucun déplacement à prévoir.

Pourquoi confier votre dossier à un avocat en droit de la fonction publique ?

Le droit de la fonction publique est une matière technique et très encadrée. Elle est régie principalement par le Code général de la fonction publique (CGFP) et par le Code de justice administrative (CJA). Face à une administration qui dispose de son propre service juridique, un avocat vous permet de :

  • sécuriser les délais : un recours déposé hors délai est irrecevable, quelle que soit la force de vos arguments ;
  • repérer les irrégularités de procédure (consultation du dossier, convocation, motivation, composition des instances) qui peuvent entraîner l’annulation d’une décision ;
  • négocier avant le procès : un recours gracieux bien argumenté suffit parfois à faire retirer une décision ;
  • obtenir réparation de vos préjudices (financier, moral, de carrière) devant le juge administratif.

Agents publics de Martinique : les domaines d’intervention

Harcèlement moral et protection fonctionnelle

Aucun agent public ne doit subir d’agissements répétés de harcèlement moral (article L. 133-2 du CGFP). Menaces, violences, diffamation, harcèlement : votre employeur vous doit la protection fonctionnelle (article L. 134-1 du CGFP). Nous rédigeons votre demande et contestons tout refus.

Carrière, rémunération et situation individuelle

  • Mutation, mutation dans l’intérêt du service, refus de mutation ;
  • Primes et rémunération : retenues sur traitement, indemnités non versées, trop-perçus réclamés ;
  • Congés bonifiés et reconnaissance du centre des intérêts moraux et matériels (CIMM) en Martinique.

Santé, accident de service et fin de fonctions

  • Accident de service et maladie professionnelle : reconnaissance de l’imputabilité au service ;
  • Congés maladie, disponibilité d’office, reclassement pour inaptitude ;
  • Licenciement, non-renouvellement de contrat, refus de titularisation, radiation des cadres.

Votre recours devant le tribunal administratif de la Martinique

Les litiges des agents publics en poste en Martinique relèvent en principe du tribunal administratif de la Martinique, qui siège à Schœlcher (12, rue du Citronnier, Plateau Fofo). En appel, l’affaire est portée devant la cour administrative d’appel de Bordeaux.

Travailler avec un avocat qui n’est pas installé sur l’île ne pose aucune difficulté pratique :

  • les requêtes et mémoires sont transmis au tribunal par la plateforme Télérecours ;
  • les rendez-vous se font en visioconférence, à des horaires adaptés au décalage horaire.
  • les pièces de votre dossier s’échangent de manière sécurisée.

Mutation, CIMM, congés bonifiés : les litiges propres à l’outre-mer

Être agent public en Martinique, ou être originaire de Martinique et travailler dans l’Hexagone, soulève des questions que l’on ne rencontre pas ailleurs. Au cœur de nombreux litiges se trouve une notion : le centre des intérêts matériels et moraux (CIMM). C’est lui qui conditionne le droit au congé bonifié et la priorité de mutation outre-mer.

  • Refus de reconnaissance du CIMM : le CIMM s’apprécie à partir d’un faisceau d’indices (attaches familiales, biens, parcours personnel et professionnel…), selon la circulaire du 2 août 2023, qui a remplacé la circulaire du 3 janvier 2007. Un refus fondé sur l’absence d’un seul critère, ou une appréciation incomplète de votre dossier, peut être contesté.
  • Priorité légale de mutation : dans la fonction publique de l’État, les demandes de mutation des fonctionnaires qui justifient de leur CIMM dans un territoire d’outre-mer doivent être examinées en priorité (article L. 512-19, 4°, du CGFP). Un refus de mutation vers la Martinique qui ignore cette priorité peut être attaqué.
  • Portabilité du CIMM : selon la même circulaire, un CIMM déjà reconnu par un service de l’État reste acquis lorsque l’agent change de service. L’administration ne peut pas vous imposer de tout recommencer à chaque mobilité.
  • Refus de congé bonifié : pour les agents de l’État, la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Barthélemy et Saint-Martin sont considérés comme une même collectivité (article 2 du décret n° 78-399 du 20 mars 1978). Un agent en poste en Martinique dont le CIMM est en Guadeloupe n’y a donc pas droit : il faut vérifier votre situation exacte avant de contester.

Prendre rendez-vous avec votre avocat

Rendez-vous en visioconférence, à un horaire adapté au décalage avec la Martinique
Analyse de vos documents et de vos délais
Défense de vos droits face à l’administration

FAQ : avocat fonction publique en Martinique

 

Un avocat sans cabinet en Martinique peut-il me défendre devant le tribunal administratif de la Martinique ?

Oui. Un avocat inscrit à un barreau français peut vous représenter devant toutes les juridictions administratives, y compris le tribunal administratif de la Martinique et la cour administrative d’appel de Bordeaux. La procédure est dématérialisée (Télérecours) et les rendez-vous se tiennent en visioconférence.

L’avocat est-il obligatoire pour contester une décision de mon administration ?

Non, pas devant le tribunal administratif : les litiges d’ordre individuel des fonctionnaires et agents publics sont dispensés du ministère d’avocat. Il reste fortement recommandé, car l’issue d’un recours dépend souvent de la procédure et de la jurisprudence.

De combien de temps est-ce que je dispose pour contester une sanction ou une décision ?

En principe, de 2 mois à compter de la notification de la décision (article R. 421-1 du CJA). Ce délai peut être augmenté d’un mois lorsque vous ne résidez pas dans le territoire où siège le tribunal (article R. 421-7 du CJA). En cas d’urgence, un référé-suspension peut être engagé en parallèle.

Mes frais d’avocat peuvent-ils être pris en charge ?

Plusieurs solutions existent. La protection fonctionnelle peut couvrir vos frais dans les procédures civiles ou pénales liées à vos fonctions. Votre assurance protection juridique peut intervenir. Enfin, si vous gagnez, le juge peut condamner l’administration à vous rembourser une partie de vos frais.