Le cabinet accompagne les agents publics et les employeurs publics de la Guadeloupe, en conseil comme en contentieux, devant le tribunal administratif de la Guadeloupe et la cour administrative d’appel. Les échanges se font par téléphone, email, et en visioconférence, sur des créneaux tenant compte du décalage horaire.
Sommaire
- Votre situation en tant qu’agent public
- Les contentieux de la fonction publique traités par le cabinet
- Les litiges propres aux agents publics d’outre-mer
- Juridictions et interlocuteurs en Guadeloupe
- Un avocat installé en métropole qui intervient devant le tribunal administratif de la Guadeloupe
- Questions fréquentes
Votre situation en tant qu’agent public
Le droit de la fonction publique ne s’applique pas de la même façon selon votre statut. Identifier précisément votre position en atent qu’agent public en Guadeloupe est le premier réflexe : c’est elle qui détermine vos droits, les procédures applicables et les recours ouverts.
Vous êtes fonctionnaire titulaire ou stagiaire en Guadeloupe
- Vous relevez du code général de la fonction publique et des statuts particuliers de votre corps ou de votre cadre d’emplois.
- Vous bénéficiez de garanties fortes : procédure disciplinaire contradictoire, droit à l’assistance d’un défenseur, protection fonctionnelle, garanties statutaires en matière de maladie et de carrière.
- Le fonctionnaire stagiaire occupe une position particulière : un refus de titularisation n’est pas un licenciement disciplinaire, mais il doit reposer sur une insuffisance professionnelle réellement établie et ne pas dissimuler une sanction déguisée.
Vous êtes agent contractuel en Guadeloupe
- Votre situation est régie par votre contrat et par les décrets applicables aux agents contractuels de votre versant de la fonction publique.
- Les motifs de litige les plus fréquents portent sur le non-renouvellement du contrat, la requalification en CDI, le respect du délai de prévenance, l’entretien préalable et les droits à indemnité.
Les contentieux de la fonction publique traités par le cabinet
Discipline et sanctions
- Contestation d’une sanction disproportionnée ou entachée d’un vice de procédure.
- Défense en cas de révocation, de mise à la retraite d’office ou d’exclusion temporaire de fonctions.
Santé, maladie et inaptitude
- Contestation d’un avis du conseil médical, en formation restreinte ou plénière.
- Refus de reconnaissance de l’imputabilité au service d’un accident ou d’une maladie professionnelle.
- Inaptitude, obligation de reclassement, retraite pour invalidité, allocation temporaire d’invalidité.
- Contentieux indemnitaire visant à obtenir la réparation des préjudices subis.
Conditions de travail et protection de l’agent
- Harcèlement moral : constitution du dossier de preuve, signalement, action indemnitaire contre l’administration.
- Demande de protection fonctionnelle et contestation d’un refus.
Carrière et rémunération
- Mutation, changement d’affectation constituant en réalité une sanction déguisée.
- Refus de disponibilité, de temps partiel, de détachement ou de mobilité.
- Refus de titularisation et licenciement pour insuffisance professionnelle.
Les litiges propres aux agents publics d’outre-mer
Aux contentieux classiques s’ajoutent, en Guadeloupe, des dispositifs statutaires et indemnitaires particuliers.
| Dispositif | Ce qu’il prévoit | Litiges fréquents |
|---|---|---|
| Majoration de traitement | Majoration de 25 % du traitement indiciaire prévue par l’article L. 741-1 du code général de la fonction publique au profit des fonctionnaires de l’État et hospitaliers, à laquelle s’ajoute un complément temporaire de 15 % (décrets du 22 décembre 1953 et du 28 janvier 1957), soit 40 % au total. Les fonctionnaires territoriaux relèvent d’un régime distinct. | Suppression ou suspension du versement, calcul erroné de l’assiette, interruption lors d’un changement de position administrative, demandes de remboursement d’indus. |
| Congé bonifié | Congé de 31 jours consécutifs maximum, ouvert tous les 2 ans après 24 mois de services ininterrompus, avec prise en charge des frais de transport aérien. Deux jours d’autorisation d’absence peuvent s’y ajouter au titre des délais de route. | Refus d’octroi, contestation du décompte des 24 mois, refus de prise en charge des frais du conjoint ou des enfants, litiges sur les frais de bagages. |
| Centre des intérêts moraux et matériels (CIMM) | Condition d’attachement au territoire, appréciée à partir d’un faisceau d’indices ni exhaustifs ni cumulatifs. Reconnu au vu d’au moins 3 critères irréversibles, le CIMM est acquis sans limitation de durée ; fondé sur des critères réversibles, il vaut au moins 6 ans. | Refus de reconnaissance du CIMM, motivation insuffisante du refus, appréciation restrictive des pièces produites, remise en cause d’un CIMM antérieurement admis. |
| Indemnité de cherté de vie | Pendant un congé bonifié pris en Guadeloupe, le traitement indiciaire brut est majoré de 40 %. À l’inverse, l’agent affecté outre-mer qui part en congé en métropole perd sa majoration de traitement et perçoit une indemnité de résidence de 3 %. | Erreurs de liquidation, absence de versement, contestation des dates de début et de fin de versement, retenues injustifiées. |
| Mobilité et priorité d’affectation | Priorité légale de mutation reconnue par l’article L. 512-19 du CGFP aux fonctionnaires de l’État justifiant d’un CIMM dans une collectivité d’outre-mer. Les employeurs territoriaux et hospitaliers n’y sont pas soumis, mais peuvent l’appliquer. | Refus de mutation malgré un CIMM reconnu, barème appliqué de façon irrégulière, absence de motivation de la décision. |
Une précision utile : les règles diffèrent selon les territoires et selon le versant de la fonction publique concerné. Un dispositif applicable à la Guyane, à Mayotte ou à La Réunion ne l’est pas nécessairement en Guadeloupe, et l’inverse est vrai. C’est l’une des causes les plus fréquentes d’erreur des services gestionnaires.
Juridictions et interlocuteurs en Guadeloupe
Les litiges opposant un agent public à son administration relèvent du juge administratif. En Guadeloupe, l’organisation est la suivante :
- Tribunal administratif de la Guadeloupe : 34 chemin des Bougainvilliers, Cité Guillard, 97100 Basse-Terre. Son ressort est le département de la Guadeloupe. Il juge en premier ressort les recours dirigés contre les décisions des administrations du département.
- Cour administrative d’appel de Bordeaux : juridiction d’appel dans le ressort de laquelle se trouve le tribunal administratif de la Guadeloupe. À noter, le ministère d’avocat est obligatoire en appel dans le contentieux de la fonction publique.
- Conseil d’État : juge de cassation.
- Centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Guadeloupe : instances consultatives, conseil de discipline de la fonction publique territoriale, conseil médical.
Un avocat installé en métropole qui intervient devant le tribunal administratif de la Guadeloupe
Être défendu par un avocat installé en métropole ne présente aucune difficulté pratique.
Le contentieux administratif est une procédure essentiellement écrite. Le dossier se construit par échange de mémoires dématérialisés, et la présence de l’avocat à l’audience n’est pas requise : les observations orales ne font que reprendre une argumentation déjà entièrement développée par écrit. Votre défense se joue dans la qualité des écritures et dans le respect des délais, non dans le nombre de kilomètres.
Concrètement :
- Le cabinet est très disponible par téléphone, email et en visioconférence, sur des créneaux adaptés au décalage horaire : un rendez-vous de fin d’après-midi en métropole correspond au milieu de journée en Guadeloupe.
- L’ensemble des pièces s’échange par voie dématérialisée, de façon sécurisée.
- Votre dossier est suivi directement par Maître Calruis, sans intermédiaire ni avocat correspondant local, et sans frais de déplacement facturés.
- Vous n’avez ni à vous déplacer, ni à assister à l’audience.
Agent public en Guadeloupe ?
Le cabinet s’investit particulièrement auprès des agents publics d’outre-mer et intervient régulièrement devant le tribunal administratif de la Guadeloupe.
Questions fréquentes
Puis-je faire appel à un avocat installé en métropole pour un litige devant le tribunal administratif de la Guadeloupe ?
Oui. Devant les juridictions administratives, il n’existe pas de règle de postulation territoriale : tout avocat inscrit à un barreau français peut vous représenter devant le tribunal administratif de la Guadeloupe et la cour administrative d’appel de Bordeaux, sans qu’il soit nécessaire de recourir à un avocat correspondant sur place et sans surcoût lié à la distance.
Devrai-je me déplacer ou assister à l’audience ?
Non. La procédure administrative est écrite : l’essentiel du dossier se joue dans les mémoires échangés. La présence de l’avocat à l’audience n’est pas requise, et votre propre présence ne l’est pas davantage. Les échanges avec le cabinet se font par téléphone, email et en visioconférence.
Quel est le délai pour contester une décision de mon administration ?
Le délai est en principe de deux mois à compter de la notification de la décision. Il est bref et son expiration rend la décision définitive, quelle que soit la solidité de vos arguments. C’est la raison pour laquelle il faut consulter dès la réception de la décision contestée, et non après avoir épuisé les démarches internes.
Quelle juridiction juge en appel les décisions du tribunal administratif de la Guadeloupe ?
La cour administrative d’appel de Bordeaux. Le pourvoi en cassation relève ensuite du Conseil d’État.









